Jean-Claude Grumberg


Son père et ses grands-parents sont raflés devant lui à Paris et déportés pour ne pas revenir en 1942. Lui-même et son frère sont recueillis à la Maison des enfants de Moissac. Ce traumatisme accompagnera toute son œuvre.

Avant de devenir auteur dramatique, Jean-Claude Grumberg exerce plusieurs métiers, dont celui de tailleur, milieu qu’il prend pour cadre de sa pièce L’Atelier. Il découvre le théâtre en étant comédien dans la compagnie Jacques Fabbri. Il devient écrivain en signant en 1968 Demain, une fenêtre sur rue, puis des textes courts, comme Rixe, qui sera joué à la Comédie-Française. Il écrit sur la disparition de son père dans les camps d’extermination nazis : Maman revient pauvre orphelin, Dreyfus (1974), L’Atelier (1979) et Zone libre (1990).

En 1998, L’Atelier, pièce reprise au Théâtre Hébertot à Paris, connaît un grand succès et reçoit en 1999 le Molière de la meilleure pièce du répertoire. À partir du 28 mars 2013, la pièce est reprise à Paris (À la Folie Théâtre) dans une mise en scène de Dalia Bonnet et Coralie Paquelier. La pièce est éligible à la première cérémonie des P’tits Molières.

Au cinéma, il est scénariste de : Les Années Sandwiches, codialoguiste avec François Truffaut et Suzanne Schiffman pour Le Dernier Métro, La Petite Apocalypse de Costa-Gavras, Le Plus Beau Pays du monde de Marcel Bluwal (1999), Faits d’hiver de Robert Enrico (1999). Pour la télévision, il écrit les scénarios de Thérèse Humbert, Music Hall, de Marcel Bluwal, Les Lendemains qui chantent, de Jacques Fansten et Julien l’apprenti, de Jacques Otmezguine.

Jean-Claude Grumberg a reçu le Grand prix de l’Académie française en 1991 et le Grand prix de la SACD en 1999 pour l’ensemble de son œuvre ; le Molière du meilleur auteur dramatique en 1991 pour Zone libre, et en 1999 pour L’Atelier.
En 1999, il écrit Le Petit Violon, pièce de théâtre destinée aux enfants. Jean-Claude Grumberg devient un auteur de littérature de jeunesse figurant sur la liste officielle des œuvres destinées au cycle éditée par le Ministère de l’Éducation Nationale.

Jean-Claude Grumberg est le père de l’actrice Olga Grumberg.

En Janvier 2014, lors de la promotion de son dernier roman A l’heure où les hommes vivent sorti chez Plon, elle précise au journal Le Nouvel Observateur, la préparation de son premier film en tant que scénariste et réalisatrice.

Justement interviewée sur la notion de « femme puissante » pour le numéro anniversaire (parution novembre 2014) du journal Marie-Claire,où elle est sélectionnée avec 60 autres personnalités ( de Tony Gatlif à Sylvie Testud, Agnès B, Inès de la Fressange, Jean-Charles de Castelbajac, Nina Bouraoui, etc) dans le supplément, elle dit : « La puissance, c’est d’abord la fragilité. La connaître. Une fois que l’on sait qui l’on est, on peut rester fragile, on peut oser être protégée par l’homme qu’on aime parce qu’on sait faire du bien aux autres, on n’est plus du tout préoccupé par soi, on peut être doux et altruiste. Le pouvoir, c’est de se connaître. Une femme puissante possède tous les pouvoirs mais elle en méprise l’abus sinon elle devient un homme comme les autres. Oscillant entre douceur extrême et fermeté… »
Dès le 4 novembre 2014, elle met en scène la pièce Fratricide de Dominique Warluzel au Théâtre de poche chez Philippe et Stéphanie Tesson avec Jean-Pierre Kalfon et Pierre Santini.