Isabelle Adjani


Isabelle Adjani est l’ac­trice française la plus énig­ma­tique et la plus récom­pen­sée de sa géné­ra­tion. Depuis plus de quarante ans, la tragé­dienne aux cinq césars fascine à chacune de ses appa­ri­tions.

Isabelle Yasmine Adjani voit le jour le 27 juin 1955 à Paris, où elle fréquente les cours d’art drama­tique dès l’âge de 12 ans. Dès 1972, son jeu, à la fois mature et à fleur de peau, éblouit Robert Hossein. La même année, l’ado­les­cente prodige tient le haut de l’af­fiche à la Comé­die française avec deux rôles déter­mi­nants, Agnès dans « L’école des femmes » de Molière, puis « Ondine » de Jean Girau­doux.

L’in­ter­prète phare des destins tour­men­tés (« L’été meur­trier », « La reine Margot », ou encore « Camille Clau­del » qu’elle produit) excelle aussi dans les comé­dies roman­tiques (« La gifle ») et s’es­saie à la chan­son, auprès de Serge Gains­bourg avec un titre resté célèbre, « Pull marine ».

Isabelle Adjani a deux fils : Barnabé Saïd, né en 1979 de son union avec le réali­sa­teur Bruno Nuyt­ten, et Gabriel Kane, né en 1995 de son union avec l’ac­teur irlando-britan­nique Daniel Day Lewis.

Étin­ce­lante à la scène, à la ville, Adjani entre­tient plutôt le mystère. Ses amours tumul­tueuses avec le compo­si­teur Jean-Michel Jarre viennent cepen­dant défrayer la chro­nique dans les années 2000. En 1997, elle soutient publique­ment la cause algé­rienne, et en 2004, elle milite pour l’as­so­cia­tion Contre le sida.

La star obtient son cinquième césar en 2009 pour « La jour­née de la jupe », où elle incarne une prof de banlieue tortu­rée. En 2013, elle renonce au projet tiré de l’af­faire DSK (dans lequel elle aurait du jouer le person­nage d’Anne Sinclair). Isabelle Adjani  pour­suit une carrière éblouis­sante et demeure toujours atten­due à chaque nouveau rôle.