Gilbert Montagné


Gilbert Montagné est le quatrième enfant d’une famille modeste. Né prématurément, il est mis en couveuse. Un air trop riche en oxygène dans l’appareil lui cause alors une rétinopathie.

Très tôt, il découvre la musique dans un établissement spécialisé de Saint-Mandé où, de cinq à dix ans, il reçoit un enseignement classique et rigoureux. Cependant, c’est en autodidacte et c’est sur son piano qu’il développe un goût véritable pour les variétés, le jazz et le rock. Pour s’intégrer dans le monde, il s’inscrit en seconde au lycée Voltaire puis se produit dans des pianos-bars.

En été 1968, à seize ans, il décide de passer quelques auditions et enregistre un premier 45 tours, sous le nom de Lor Thomas; Ce disque ne rencontre pas le succès attendu. Il décide alors de rejoindre sa sœur, professeur de français à Miami, s’inscrit à l’université et y poursuit des études musicales classiques.
À ses moments libres, il joue du jazz et de la musique soul, et se produit tout l’hiver dans les clubs de Miami ou de New York. Il se marie avec Maureen Byrne (dont il divorcera en 1993), avec qui il revient en France et dont il a deux enfants. Depuis 1999, il est marié à Nikole.

En 1971, un coup de téléphone de Salvatore Adamo le persuade de rentrer en Europe. Et au mois de mai, Gilbert se retrouve à Londres avec les choristes de Joe Cocker et de l’américain Elvis Presley, pour enregistrer « Hide Away » signé André Georget et « The Fool ». Cette dernière chanson se classe no 1 en France, et connaît également le succès en Belgique, en Espagne et en Italie. Il fait ses premiers pas à l’Olympia, sur invitation de Julien Clerc et tourne même un court métrage retraçant sa vie. Âgé de vingt ans, il sort un deuxième album (1973), puis un troisième (1976), mais perd pied et fuit vers l’Amérique, le Canada et ses clubs de jazz, où il retrouve un refuge musical dans l’anonymat.

En 1979, Johnny Hallyday lui propose de l’accompagner au piano, à l’occasion de son spectacle au Pavillon de Paris, porte de Pantin. Il joue avec Hallyday durant la séquence rock’n roll qui, pendant une vingtaine de minutes pour quatre morceaux, clôture le show. Après cette participation, Gilbert Montagné est de retour sur le devant de la scène. Reconnaissant, il consacrera, en 1981, une chanson à Hallyday.

Puis il signe son grand retour en solo auprès du public en enregistrant, en 1980, la chanson « Believe in me », toujours avec son complice, André Georget. De 1980 à 1984, André Georget fait systématiquement appel à lui pour exécuter les claviers de ses enregistrements publicitaires. C’est ainsi que le fameux jingle pour la marque Ricoré, signé André Georget (« Le soleil vient de se lever… ») est agrémenté de quelques riffs au synthétiseur par Gilbert.
En 1984, l’album « Liberté », truffé de tubes signés de Didier Barbelivien, comme « On va s’aimer » ou « Les Sunlights des tropiques », devient disque de platine. Avec deux tournées à l’Olympia, en 1985 et 1986, l’heure de la consécration artistique de Gilbert Montagné a sonné.

Il enchaîne les tournées et les albums, avant de partir s’établir en 1990, avec sa famille, au Canada.

Tout au long de sa carrière, il mène un combat incessant en faveur d’une meilleure prise en compte des aveugles par la société, par exemple à travers le projet, à l’échelle européenne, d’étiquetage en braille des produits de consommation.

Le 14 décembre 2009 sort, uniquement en téléchargement légal, son nouvel album, intitulé « Acoustique ». Le chanteur reprend ses 15 plus grands succès en piano-voix. Trois jours après sa sortie, l’album se retrouve en 9e position sur la plateforme MusicMe.

Le 14 août 2014, Gilbert Montagné annonce au cours d’un concert à Tel-Aviv, qu’il fait son Alya en Israël.