Alan Parsons


Alan Parsons rencontra Eric Woolfson aux Studios Abbey Road en 1974. Il avait déjà travaillé comme ingénieur du son sur les albums des Beatles Abbey Road en 1969 et « Let It Be » en 1970 ainsi que sur « The Dark Side of the Moon » de Pink Floyd en 1973. Cet album de Pink Floyd, par la qualité du son, a été longtemps l’album référence pour les vendeurs de chaine HI FI pour tester le matériel auprès du public. Eric Woolfson travaillait alors comme pianiste de session mais était également compositeur et avait écrit des compositions pour un album basé sur l’œuvre d’Edgar Allan Poe. Alan Parsons, quelque peu frustré de n’être que producteur pour d’autres artistes, décida de s’associer avec Woolfson pour fonder son propre groupe, The Alan Parsons Project.

Après avoir signé pour le label 20th Century Records, l’album « Tales of Mystery and Imagination » fut réalisé en 1976 d’après l’idée et les compositions d’Eric Woolfson. (Andrew Powell y a été associé, comme d’ailleurs sur plusieurs autres albums par la suite, notamment « The Turn of a Friendly Card » afin de réaliser toutes les parties dites « classiques » tant au niveau des cordes que les cuivres). L’album fut bien reçu par le public (il atteignit le Top 40 du Billboard 200)2, permettant au groupe de signer un contrat avec un grand label, Arista Records, ce qui le lança vraiment.

La notion de groupe est toute relative puisque Alan Parsons et Eric Woolfson en sont les seuls membres permanents. Woolfson était d’ailleurs le compositeur et musicien principal, Alan Parsons se concentrant plus sur l’enregistrement, la production et la créativité technique. De nombreux musiciens prirent part aux différents albums, qui sortirent alors au rythme d’un par an, connaissant un succès croissant un peu partout sur la planète.

Mais le point culminant de ce succès se situe entre 1982 et 1984, époque à laquelle deux chansons, « Eye in the Sky » (de l’album du même nom, en 1982) et « Don’t Answer Me » (de l’album Ammonia Avenue, en 1984) devinrent de grands tubes internationaux (comme notamment en Amérique du Nord, où le groupe jouissait d’une grande notoriété depuis déjà plusieurs années). Par la suite, le groupe connut moins de succès, tout en conservant une renommée certaine, jusqu’à ce qu’Eric Woolfson prenne ses distances à la fin des années 1980.

Par contre, il est à noter que le groupe n’a paradoxalement jamais connu un tel succès sur ses terres natales (le Royaume-Uni), où aucun de ses albums ou singles n’a atteint le Top 20.

The Alan Parsons Project enregistra dix albums studio de 1976 à 1990, vendit plus de 45 millions d’albums, fut nommé 9 fois aux Grammy Awards et reçut plus de 50 disques d’or et de platine1 mais ne donna que très peu de concerts.

The Alan Parsons Project est aussi connu pour ses compositions instrumentales, comme « I Robot » (de l’album du même nom, en 1977) ou « Sirius », instrumental présent sur l’album « Eye in the Sky », qui fut utilisé par plusieurs équipes sportives d’Amérique du Nord (notamment de Football américain), afin d’accompagner leurs entrées sur les stades.